Alexis Gabillaud est installé en polycultures élevage depuis douze ans, à Sainte-Cécile dans le bocage vendéen. Ses brebis profitent de ses cultures et vice-versa. Un équilibre vertueux tant pour sa production ovine que pour la conservation de ses sols. Rencontre avec un éleveur qui cultive la perfection.

Ce mardi 17 février, Alexis Gabillaud s’occupe à la fois de ses agneaux Label Rouge en finition, et de ses brebis et agnelles en gestation. Les premiers doivent partir à l’abattoir d’ici deux à trois semaines. Ils garniront les meilleures étales des boucheries et rayons spécialisés des grandes surfaces pour les fêtes de Pâques. Les secondes agnèleront entre le 5 et 20 mars et donneront naissance à environ 200 agneaux. « Je produis trois lots d’agneaux chaque année », explique Alexis. Dans un bâtiment situé à côté de sa bergerie, ses 12 béliers sont actuellement en lutte avec un autre lot de brebis. « Les agnelages sont programmés pour juin et les agneaux seront prêts à déguster au 4e trimestre 2026 », précise l’éleveur. Alexis peut ainsi fournir des agneaux toute l’année. « 100% de ma production est en Label Rouge et je fais entièrement confiance à Ovicap pour négocier les prix. » Sevrés de leur mère depuis une dizaine de jours, les agneaux de Pâques poursuivent leur croissance dans une annexe de la bergerie. Le sol est couvert d’une bonne couche de paille, les auges sont remplies de granulés frais du matin, l’abreuvoir est alimenté. « La surveillance et la pesée régulière des agneaux constituent l’essentiel de mon travail sur cette période », détaille Alexis.
En polyculture élevage pour le meilleur et le meilleur
La paille au sol est produite sur l’exploitation. Celle réservée à l’alimentation des agneaux est sélectionnée au préalable pour sa haute qualité. Les compléments en céréales sont fournis par la coopérative en échange d’une partie de sa récolte de blé. Alexis cultive également 10 ha de maïs grain pour alimenter ses brebis. « Et j’utilise tout le fumier de l’élevage pour nourrir mes sols et mes cultures, complète l’agriculteur du bocage. Mes brebis me permettent aussi de valoriser mes 30 ha de prairies naturelles en coteau. » Le cercle vertueux du modèle agricole en polyculture élevage est 100% gagnant !
Dans la bergerie, 130 brebis et agnelles se préparent à mettre au monde leurs petits. « Les agnelles ont été élevées sur un autre site avec des près attenants pour qu’elles apprennent à pâturer et à manger du grain, explique Alexis. Elles découvrent la bergerie depuis une semaine et demie. Il faut éviter d’être trop brusque pour qu’elles s’acclimatent progressivement au lieu. » Alexis prend donc le plus grand soin pour identifier, à l’aide de son application connectée à la boucle électronique de chaque brebis, les femelles en gestation d’un, deux ou trois agneaux.
Après avoir marquées les doubles et les triples, il prépare les enclos et déplace les brebis, avec Quentin, salarié de l’EARL. « Cette opération permet d’ajuster l’alimentation en fonction des besoins de l’animal et de simplifier la surveillance durant la période d’agnelage, précise Alexis. Et après la mise-bas, l’agneau peut retrouver plus facilement sa mère. » Avec l’accompagnement technique et sanitaire d’Ovicap, Alexis Gabillaud met tout en œuvre pour optimiser sa production. « Mon objectif aujourd’hui est de perfectionner mon élevage d’année en année pour aller chercher la meilleure valorisation possible de mes agneaux. » Une quête qu’il conjugue avec le bien-être de ses animaux, une maîtrise de l’organisation du travail et une bonne conservation de ses sols pour que le cœur du bocage continue à battre.
LE SAVIEZ-VOUS ?
Trois quarts des 107 élevages adhérents à Ovicap sont en Label Rouge, principalement sous les marques Agnocéan et Le Diamandin. L’agneau Label Rouge produit localement est reconnu pour ses qualités gustatives. Sa viande est tendre et claire. Vous la trouvez en boucherie et aussi en grandes surfaces. Faites le bon choix et bonne dégustation !