Franck Bluteau élu Président de Cavac

Franck Bluteau a été élu Président de Cavac par les membres du Conseil d’administration, le 12 janvier à La Roche-sur-Yon. Il succède à Jérôme Calleau qui a exercé cette fonction pendant vingt-six années. Agé de 56 ans, Franck Bluteau est agriculteur avec son frère, en polyculture-élevage à Jard-sur-Mer et Président d’Agri-Éthique France. Interview.

Franck Bluteau
Franck Bluteau

Devenir agriculteur, c’était ton choix ?

Oui, je crois ! je me souviens qu’après les cours au collège, j’avais hâte de rentrer voir ce que mes parents avaient accompli sur la ferme. Après ma formation agricole, je me suis installé avec mes parents en 1994. Lorsque mon père a pris sa retraite, mon frère cadet m’a rejoint. J’ai toujours travaillé en équipe. L’échange et le partage font partie de ma façon de travailler au quotidien. J’ai toujours eu une âme d’entrepreneur et globalement dans la vie, monter des projets et les conduire font partie de mon carburant.

Comment est né ton engagement en tant qu’élu au sein de la coopérative ?

Deux ans après mon installation, un voisin est venu me chercher pour que je me présente comme délégué de section. Deux ans plus tard, j’intégrais le Conseil d’administration à la demande d’un administrateur qui partait à la retraite. J’ai accepté chaque engagement car j’étais curieux de comprendre comment la coopérative fonctionnait et intéressé d’agir dans l’intérêt des agriculteurs. J’ai ensuite intégré le bureau, puis la vice-présidence. En 2016, pour affirmer l’engagement de Cavac vis-à-vis du bio, j’ai accepté de présider le groupement des producteurs bio. Mes engagements d’élu Cavac ont été pris naturellement au fil des sollicitations.

Comment accueilles-tu cette nouvelle responsabilité de Président de Cavac ?

C’est pour moi un engagement très fort qui s’inscrit dans le sillage de Jérôme Calleau. Jérôme a profondément marqué l’histoire de notre coopérative. Sous sa présidence, en 26 ans, notre coopérative est devenue un groupe solide et reconnu. Ça nous oblige – j’associe bien évidemment Olivier Joreau, Directeur général de Cavac – à garder notre outil coopératif performant. Cet outil est collectif, il ne nous appartient pas, il nous engage !

Quelle est ta priorité aujourd’hui ?

Ma priorité est de poursuivre, dans un esprit de continuité et d’ambition collective, le déploiement du projet Positiv’2030 aux côtés d’Olivier. Avec les élu-e-s et les équipes, nous avons construit collectivement la feuille de route Positiv’2030, un projet partagé qui fixe nos priorités et les moyens pour les atteindre sur les cinq prochaines années. Notre ambition est claire : rester pionniers des filières en développant de nouvelles filières agroécologiques et bas carbone sur les marchés alimentaires et non alimentaires, consolider la résilience de notre modèle agricole local et poursuivre des investissements structurants afin d’apporter un retour favorable aux producteurs et garantir une meilleure valorisation de nos productions.

Tu es le Président d’Agri-Éthique France, le premier label de commerce équitable français créé en 2013 par Cavac. Est-ce un des leviers pour mieux valoriser les productions des adhérents Cavac ?

Il n’existe pas beaucoup de métier où le coût de production ne soit pas intégré dans le prix de vente d’un produit. En agriculture, c’est ce qui se passe ! Avec Agri-Éthique, nous contractualisons avec les différents acteurs de la transformation et des marques en prenant en compte les coûts de production des agriculteurs. Ça devrait être la nouvelle loi du marché ! Ne pas vendre en dessous du coût de production est d’ailleurs l’esprit de la loi Egalim si elle était strictement appliquée. Demain, je rêverais qu’Agri-Éthique n’aurait plus de raison d’être. C’est ce qui pourrait arriver de mieux à l’agriculture française !

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