Les 50 premiers hectares de pois chiches Label Rouge en France seront récoltés d’ici la fin juillet. Ils sont implantés en Vendée, à Sainte-Radégonde-des-Noyers sur l’exploitation Deprez et à L’Aiguillon-la-Presqu’Île à l’EARL Les Courlis. Une nouvelle filière est née ! Rencontre avec l’un de ses premiers acteurs, Didier Plaire.

« Être le premier à avoir semé des pois chiches Label Rouge, c’est à la fois une fierté et une vraie responsabilité », reconnaît Didier Plaire, agriculteur à L’Aiguillon-la-Presqu’île. Il produit du pois chiche depuis huit ans. « Aujourd’hui, voir cette culture se développer dans le respect du cahier des charges et avec un tel niveau d’exigence, c’est la récompense de plusieurs années de travail. » Sur les 1 000 ha de pois chiches cultivés cette année par une centaine de producteurs Cavac, 50 ha sont en Label Rouge. Le cahier des charges a été élaboré en collaboration avec Vendée Qualité, la conserverie Olvac et l’ensemble des acteurs de la filière. Les semences sont certifiées et doivent être implantées dans un sol composé au moins de 40% d’argile et au plus de 25% de sable. « L’argile permet de retenir l’eau et d’alimenter la plante sans irrigation et le sable permet de la filtrer », explique le producteur. La densité d’implantation est maîtrisée avec 550 000 graines maximum par hectare. « Ça favorise le développement de la plante et sa qualité ». Didier a réalisé ses semis le 28 mars. Ce lundi 1er juin, son pois chiche est fleuri et les gousses sont déjà formées.

« Le grain va grossir jusqu’à la récolte qui devrait se faire fin juillet », estime Didier. D’ici là, il lui faudra surveiller les éventuelles attaques d’insectes comme l’héliothis qui mange la graine. « Cet insecte est difficile à détecter car il s’introduit à l’intérieur de la gousse en faisant un petit trou par en dessous, ce qui nécessite une observation fine. » Heureusement, le pois chiche dispose de son propre système de défense contre les insectes, un exsudat glandulaire d’acide malique. Et si ce n’est pas suffisant, un produit de biocontrôle peut être appliqué. « La sécrétion naturelle de cet exsudat crée un film protecteur qui limite également la perte d’eau », ajoute Didier.
Une production locale, transformée localement
Si tout va bien, jusqu’à 150 tonnes de pois chiches Label Rouge devraient être récoltées d’ici fin juillet sur les 50 ha cultivés. Un tri rigoureux de la légumineuse, notamment par trieur optique, est prévu dans le cahier des charges Label Rouge. Il sera réalisé sur le site des Productions végétales spécialisées (PVS) à Mouilleron-le-Captif. Les pois chiches seront ensuite conditionnés en sec par l’unité Cavac Légumes ou appertisés chez Olvac à La Boissière-des-Landes. Le tout à moins de 60 km de la parcelle de Didier Plaire !

La fierté de nourrir la population
« Quand je fais mes courses et que je vois dans les rayons un bocal Olvac ou un sachet Grain de Vitalité, je ressens une certaine fierté, confie Didier. À l’intérieur, c’est un peu de nous ! ». Didier produitpour l’alimentation humaine : blé dur pour les pâtes, tournesol pour l’huile, lentilles, pois chiches… Un héritage qu’il perpétue depuis son grand-père qui cultivait ces mêmes parcelles, puis de son père, toujours à l’Aiguillon. C’est cet enracinement à sa terre qui lui a donné l’envie de devenir agriculteur, un métier qui touche le vivant, du champ à l’assiette. Son pois chiche Label Rouge devrait bientôt toucher nos papilles !

Le saviez-vous ?
Olvac produit 30 à 35 000 bocaux de légumineuses chaque jour. 35 recettes sont cuisinées à base de mogettes, cocos, haricots blancs et rouges, flageolets, lentilles, pois chiches sous différents signes officiels de qualités dont notamment, l’Indication géographique protégée (IGP), le Label Rouge, l’Agriculture Biologique (AB), ou encore depuis cette année Agri-Éthique.
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